"Le Petit Prince" s'invite au Festival OFF d'Avignon
Par G Rico le vendredi, juin 13 2008, 18:38 - Le coin des artistes
La nouvelle compagnie "Le Chantier-Théâtre", Maud Vandenbergue et René-Marie Meignan présentent "Le Petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry", au Théâtre "Le Verbe Fou", Création Avignon 2008 Festival OFF.
Le Festival OFF est depuis 1963 le pendant spontané, truculent et alternatif du Festival d'Avignon IN, du jeudi 10 juillet au samedi 2 août.
Un petit mot sur le spectacle par René-Marie
Madame, Monsieur,
Pourquoi, plus de soixante ans après sa parution, représenter sur scène l'œuvre littéraire la plus lue au monde?
La première réponse qui me vient à l'esprit apparaît comme une évidence : On a besoin du Petit Prince.
L'homme a besoin de se souvenir de son enfance, de ce qu'elle a généré en lui, de son innocence, de sa sincérité, et plus que tout il a besoin qu'on lui rappelle qu'il y a toujours en lui cette étincelle, cet esprit à nul autre pareil qui a le pouvoir de le plonger au sein d'un permanent voyage, qui a le pouvoir de le sensibiliser à des plaisirs simples, celui de se faire un ami, celui de partager, celui de respirer le parfum d'une rose ou de contempler un coucher de soleil, celui de l'imaginer, enfin, s'il fait défaut.
Qu'est-ce que le Petit Prince, sinon une réminiscence de l'enfant oublié en l'homme? Il est celui qui sait voir le mouton endormi à travers la boite, ou bien l'éléphant englouti par un boa, là où l'adulte absorbé par un univers monétisé où seul importe la somme, le chiffre, le code, ne distingue machinalement que la forme d'un chapeau. Car, justement, il y a un espoir. Celui que demain un homme ouvre un livre, ouvre la fenêtre de son cœur et contemple les étoiles en riant.
Voilà pourquoi il faut montrer, voilà pourquoi il faut raconter l'histoire du Petit Prince. Mais attention ! Sans tout dévoiler, sans tout plaquer comme une évidence, sans planter sur les planches un petit garçon blond avec un cache-nez jaune. Que resterait-il alors au spectateur à imaginer? Comment en viendrait-il à se souvenir si tout était prémâché, s'il n'avait pas lui-même à tout réinventer ?
C'est donc dans le sens le plus étroit du spectacle vivant, là où le spectateur n'est pas simplement assis dans un fauteuil à ingurgiter ce qu'on lui donne, mais où il fait partie intégrante de la représentation, que nous vous proposons ce voyage haut en couleur à travers l’humain.
René-Marie Meignan
Le Festival OFF est depuis 1963 le pendant spontané, truculent et alternatif du Festival d'Avignon IN, du jeudi 10 juillet au samedi 2 août.
Un petit mot sur le spectacle par René-MarieMadame, Monsieur,
Pourquoi, plus de soixante ans après sa parution, représenter sur scène l'œuvre littéraire la plus lue au monde?
La première réponse qui me vient à l'esprit apparaît comme une évidence : On a besoin du Petit Prince.
L'homme a besoin de se souvenir de son enfance, de ce qu'elle a généré en lui, de son innocence, de sa sincérité, et plus que tout il a besoin qu'on lui rappelle qu'il y a toujours en lui cette étincelle, cet esprit à nul autre pareil qui a le pouvoir de le plonger au sein d'un permanent voyage, qui a le pouvoir de le sensibiliser à des plaisirs simples, celui de se faire un ami, celui de partager, celui de respirer le parfum d'une rose ou de contempler un coucher de soleil, celui de l'imaginer, enfin, s'il fait défaut.
Qu'est-ce que le Petit Prince, sinon une réminiscence de l'enfant oublié en l'homme? Il est celui qui sait voir le mouton endormi à travers la boite, ou bien l'éléphant englouti par un boa, là où l'adulte absorbé par un univers monétisé où seul importe la somme, le chiffre, le code, ne distingue machinalement que la forme d'un chapeau. Car, justement, il y a un espoir. Celui que demain un homme ouvre un livre, ouvre la fenêtre de son cœur et contemple les étoiles en riant.
Voilà pourquoi il faut montrer, voilà pourquoi il faut raconter l'histoire du Petit Prince. Mais attention ! Sans tout dévoiler, sans tout plaquer comme une évidence, sans planter sur les planches un petit garçon blond avec un cache-nez jaune. Que resterait-il alors au spectateur à imaginer? Comment en viendrait-il à se souvenir si tout était prémâché, s'il n'avait pas lui-même à tout réinventer ?
C'est donc dans le sens le plus étroit du spectacle vivant, là où le spectateur n'est pas simplement assis dans un fauteuil à ingurgiter ce qu'on lui donne, mais où il fait partie intégrante de la représentation, que nous vous proposons ce voyage haut en couleur à travers l’humain.
René-Marie Meignan










Commentaires
Bonjour,
Est-il possible de se procurer une affiche de ce spectacle?
Merci pour votre réponse.
R.G.
Bonjour Orchidée
Le plus simple si j'ose dire, est de contacter les protagonistes de ce spectacle, une piste déjà, je te conseille de passer voir le site de la Rouquiquinante (le lien est présent sur le site, en liens amis), en effet David et le frère de René-Marie.
Voilou reviens nous voir quand tu veux